The Handmaid's Tale, ou la Poufiasse Ecarlate, ou bien encore, pourquoi c'est bien, et pourquoi c'est nul que ce soit bien ?
Et cette intro est beaucoup trop longue pour cette déception qui fut beaucoup trop grande, alors allons-y, entrons dans ce monde dystopique (chouette, j'adore ça, non, vraiment).
POURQUOI C'EST BIEN ?
Comme je viens de le dire, c'est une oeuvre proposant un univers dystopique, et rien que ça, c'est vendeur, quoi de mieux qu'une petite réalisation de science-fiction pour critiquer notre monde qui n'a absolument rien à voir avec tout ça ? (Attention, du sarcasme va s'immiscer tout du long de votre lecture).
R.I.P. les féministes, un rêve digne du monde musulman, la femme est à sa place, dans son petit jardin secret : LA CUISINE. Elle sert aussi d'objet sexuel, de mère porteuse, bonne à faire les courses, et comme elle ne sait rien faire toute seule, il y aura une femme pour chacune de ces tâches.
"C'est royal !"
Ainsi, pour expliquer tout cela, nous sommes dans un futur proche où les femmes ne peuvent plus pondre la marmaille, ou plutôt, très peu d'entres elles le peuvent, et qui deviennent donc des servantes écarlates.
L'homme est à son apogée, l'homme avec le sexe fort, le machin dégueu qui pend, le ver des sables de Dune, vous l'aurez donc compris, l'homme avec sa grosse bite turgescente !
D'ailleurs, l'homme de la famille est appelé le "Commandant", porté par un Joseph Fiennes détestable (il fait donc bien son taf) et par son épouse bonne à rien (ni en cuisine, ni à faire un gosse) incarnée par Yvonne Strahovski qui est tout bonnement incroyable de monstruosité. Enfin, nous avons donc notre servante écarlate : Elisabeth Moss, qui a pour rôle de satisfaire le Commandant et sa femme en leur offrant leur enfant.
Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas fini la série et je ne la finirai pas.
"Ah bah super, ça critique sans avoir tout vu !"
Attends l'ami, ne t'excite pas, et laisse tes yeux être guidés par mes mots.
La première saison est EXCELLENTE, l'univers, la critique sociétale et sociale, les décors, les personnages, la mise en place et les plans sont tout bonnement MAGNIFIQUES.
Vraiment, à chaque plan, chaque changement de scène, il s'agit d'un tableau vivant qui s'exécute sous nos yeux, c'est beau, et surtout dans son horreur.
Les réalisateurs jouent énormément avec la couleur, de l'environnement et des costumes, la disposition des acteurs, les plans oniriques et glacials, en bref, sur la technique, c'est irréprochable et j'invite qui que ce soit à être curieux de ce côté-ci.
A gauche, la laitière, à droite, la Laitière (basée sur La Laitière de Johannes Vermeer)
Du côté des acteurs, c'est tout bon, comme énoncé partiellement juste avant, chacun fait son taf, les personnages sont détestables, compréhensibles, ils alternent entre compassion et haine, ils sont donc bien humains, et confirment que nous le sommes aussi au passage.
Pour l'histoire, les épisodes se suivent sans temps mort, même si le ton et le rythme sont respectivement, froid et lent, nous restons attentifs et suivons impatiemment le déroulé des événements.
"Alors elle est où l'embuscade ?"
Eh bah il y a une saison 2 ... Et c'est ce qui explique :
POURQUOI C'EST NUL QUE CE SOIT BIEN
Si dans la première saison tout est géré au millimètre près, de sa noirceur, sa tirade sur le monde, et s'offre comme une oeuvre glorieuse, intéressante et brutale, la saison 2 vient tout défoncer dans tous les sens en nous plongeant dans un monde idéalisé par les wokes (et Dieu sait que je les adore), où il n'y a jamais eu autant d'incohérences ...
Imaginez, un monde où l'homme, vous savez, celui que j'ai cité, avec sa bonne grosse verge des familles, le bon patriarcat, celui qui roule sur les chats, possède un chien d'1m70 au garrot à l'arrière de sa grosse Mercedes (et je parle bien d'une voiture et non d'une espingouin obèse). Eh bah imaginez-le au pouvoir d'un monde, où les homosexuels courent les rues, dans un univers où ce sont les pro-Trump qui se baladent librement (et ça n'est pas une idée farfelue de citer les "pro-Trump" puisqu'il est fortement suggéré lors d'un épisode, en citant des hommes armés au capitole ... Tiens tiens, comme c'est subtile ...)
Pourquoi j'énonce donc la recrudescence de l'homosexualité comme un problème ?
Parce qu'en dehors du contexte (qui a bien été posé, avec la chasse à tout ce qui n'est pas "normal" pour l'homme blanc) eh bah ça enlève énormément d'aspect dramatique, en effet, il n'a jamais été aussi simple pour une lesbienne de trouver une compagne en tant de crise dans un monde au bord de l'apocalypse, durant une dictature maintenue d'une main de fer.
En dehors de cette incohérence (aberrante et triste) c'est au tour des personnages de perdre leur aura.
Offred (la servante écarlate) et Serena (la femme du commandant) jouent à un jeu stupide du "je te cherche, je me venge" sans fin, se passant la balle d'épisode en épisode, ne voyant pas où ça veut aller, nous avons l'impression de ne pas avancer, et si, auparavant, le rythme lent se prêtait à l'ensemble, bah là ça vient juste enfoncer le clou pour se faire chier à mourir. Du coup, on visionne le truc sans intérêt, ça reste juste joli, y a au moins un truc qui lie les saisons ...
On en vient à conclure que là où ça chie, c'est au niveau de l'écriture, et pour cause, c'est avec la finesse de Corky dans un autocar scolaire munit d'une tronçonneuse.
Et c'est pas imagé ! (Enfin si).
Vraiment, quel dommage, d'en arriver là, c'était si prometteur ... Mais il y a beaucoup trop d'incohérences, beaucoup trop de choses mal écrites, et les personnages deviennent risibles, si ce n'est honteux voir même détestable, mais non plus pour ce qu'ils sont, ou représentaient, mais simplement pour leurs choix sans aucune cohérence. C'est pourquoi j'ai préféré (et recommande) m'arrêter à la première saison.
Mais, parce qu'il y a un "Mais" à tout cela, c'est seulement après mes recherches que je me suis rendu compte d'une chose, je savais que la série était tirée de l'oeuvre éponyme de Margaret Atwood, ce que je ne savais pas en revanche, c'est que la première saison est l'adaptation du livre, en dehors de ça, c'est de la pure invention à partir du matériau d'origine, ceci explique cela, et personne ne peut prétendre à bien écrire, il y en a pour qui c'est le métier, un art, pour d'autres, un moyen de se faire un peu de tune sur le moment, tant que ça marche. Et par pitié mettez-y fin, cette série est en souffrance.
"Bon, j'ai fini mon affaire, au suivant !"
Pardon à tous ceux que j'ai offensé, j'ai déjà ma place réservée en Enfer, ne vous enflammez pas !
Des bisous.
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