AVATAR LA VOIE DE L'EAU
Sorti en 2009, le premier Avatar était une claque révolutionnaire sur le plan technologique au cinéma, et ça n'allait pas forcément plus loin. 13 ans plus tard, arrive sa suite, et qu'en est-il ?
Eh bah il en est que c'est pas vraiment fou fou.
Si le premier était un ersatz du "Dernier Samouraï" avec un filtre bleu, bien que nous ne l'attendions pas forcément sur le scénario (et tant mieux d'ailleurs) ses personnages étaient attachants (bien que stéréotypés), les scènes spectaculaires, l'ambiance présente, la musique prenante et les images époustouflantes.
Le second lui, ne change aucunement la recette, et là est le souci.
Je ne sais pas si Cameron se fait trop vieux pour ces conneries ou si il devient tout simplement fainéant mais Avatar La Voie de l'Eau n'est ni plus ni moins que le premier Avatar, à la virgule près.
Voyez par vous-même :
Jake Sully est pourchassé par les méchants meuwin's américains conquérants de l'espace, il s'échappe vers de nouveaux horizons que ses enfants vont finir par découvrir, et devront s'acclimater avec les autochtones pour finalement (vous le voyez venir) se battre à leurs côtés (jouez au moins l'étonnement, James sera content).
Et comme je pars du principe que vous ayez vu le film, autant y aller franco :
Jake est devenu un sale gros bâtard. Parmi ses enfants se trouvent (du plus petit au plus grand, et sans forcément avec leurs noms car c'est tout simplement pas évident de les retenir, et que, comme le réalisateur, je deviens fainéant pour chercher) : La mioche de service, Kiri (le seul personnage intéressant de l'histoire), Boromir et Faramir (littéralement).
Donc pour la faire courte, mais en détails tout de même, voici Avatar La Voie de l'Eau :
Jake "Soully" sabote les installations de la RDA, aux côtés de sa chère et tendre, Neytiri "Badass mais invisible" l'accompagne, les gamins doivent rester cachés mais EVIDEMMENT, Boromir et Faramir suivent leurs parents dans les expéditions punitives, ce qui amène à des leçons de morales vues et revues : "C'est pas bien, écoute ce qu'on te dit, et m'appelle pas papa". (La surprise, jouez la surprise).
Du coup, la RDA rapplique avec une envie furieuse de tout cramer, de retrouver le coupable de tous ces crimes et embauche Quarritch (le méchant colonel aux cicatrices qui prend sa tasse de café dans les combats) pour un second round.
MAIS COMMENT QUE CELA SE FAIT-CE ? Me diriez-vous, eh bien, facile, une lui vole la carte mère de son cerveau et on l'implante dans un nouveau corps, celui d'un Avatar Na'vi donc. (Et c'est pour cela qu'ils ont embauchés Jake Sully pour remplacer son frère mort donc ... La cohérence du scénario importe beaucoup à James).
Jake "Soully" comprend (enfin) que c'est peut-être pas le moment de rester dans son Airbnb et s'en va avec meute vers des terres inconnues.
La famille de la jungle rencontre les maoris au filtre bleu turquoise (parce qu'après tout, autant pousser le délire à fond hein) (et on en reparlera plus tard pour le fait de "rêver" et d'être plongé dans un univers nouveau) et va devoir accrocher ses couilles sur un mur le temps de se faire accepter par les locaux.
De là, Boromir et Faramir s'embrouillent et cherchent des "spots" (mot littéralement utilisé par les surfeurs abrutis, je parle toujours du film et pas de Brice de Nice, suivez un peu), au final, Faramir parvient à faire copain copain avec une baleine, en communiquant par le langage des signes pour l'un, la télépathie pour l'autre (Vu qu'il n'y a pas de connexions avec la fibre, et je parle de leurs cheveux là, pas besoin de me guider vers des vannes sur la 4G ou que sais-je) parce que oui, si jusqu'ici tout devait être connecté, les baleines, elles, viennent prendre des nouvelles une fois par an en communiquant par Bluetooth (c'est de votre faute, vous m'y avez poussé).
Entre temps, la p'tite Kiri s'interroge sur son existence et recherche son père inconnu, (et rendrait au passage Jean-Jacques Goldman devin cf. "Elle a fait un bébé toute seule" en parlant de sa mère, je vous aide, j'ai pas envie de vous perdre), la mioche fait des trucs de mioches, Jake et Neytiri disparaissent tout le temps de la progression des enfants, sauf si c'est pour les engueuler, enfin ... Engueuler Faramir, et c'est la tâche du chef de faire ça, donc au final Neytiri, on s'en branle.
Les meuwin's tout bleus, menés par Quarritch, parce que oui, il y a une escouade spéciale de Na'vi militaires, (des Navys donc, ah ah putain qu'est-ce qu'on s'marre) capturent un gamin humain qui a grandit avec les Na'vi et qui s'appelle "Spider" (bon je demandais peut-être pas aussi simple sur les prénoms au final ...).
"Spider" qui, au passage, change de camp comme il change de slip, car en résumé : il grandit parmi les Na'vis, se fait capturer et indique sans broncher les us et coutumes aux méchants meuwin's, leur montre où chopper des montures, a un petit soupçon de déception lorsqu'il voit Quarritch tomber dans le vide avec un Banshee, puis finalement se résout à être content lorsque ce dernier réapparait sur le dos de la créature, (parce que la scène n'a jamais été vue, évidemment bordel de merde) ce crétin de gamin toujours, voit les navys tenir en joue des Na'vis sur une plage, mais il ne pensait pas que les méchants soldats étaient capables de tant d'atrocités (alors qu'ils capturent des gamins, brûlent des forets, et tuent les autochtones).
Tout ceci amène donc à une guerre maritime, sur fond de chasse à la baleine.
Alors oui, Cameron est un écolo, qui passe son message aussi subtile qu'un homme qui se tient le zob' devant une nana, tout comme son premier Avatar, mais en pire. Et non pas que je plussoie ces actes immondes envers ces animaux magnifiques, je trouve que l'introduction de ces événements dans ce film, n'ont strictement rien à faire tant c'est mal amené. Et ce n'est pas en rendant les baleines plus "humaines" (avec le langage par exemple) que ça va m'aider à tirer une larme.
Pour tout dire, j'étais plus jeune quand j'ai vu le premier Avatar, et le film ne m'a pas transcendé, mais j'ai réussi à avoir une petite larme pour la destruction de l'arbre, et comprendre que l'homme était un sacré bâtard, je n'avais pas besoin de plus.
Et d'ailleurs, si nous nous en tenons au premier film, les humains sont présents pour une ressource importante pour eux, ici, il s'agit de faire la chasse au gros poisson pour récolter son huile pour paraître d'une éternelle jeunesse (wouah putain, je suis ébahi par la richesse du scénario ...)
Durant la bataille donc, les maoris font face au seul gros bateau, accompagné de 2 hélicos (quand on se remémorre les batailles du premier, c'est un peu triste) la générale prend sa tasse de café durant les rapports (ça doit certainement être un truc d'officiers ça), la bataille commence, une éclipse s'immisce à plusieurs reprises, avec un montage aléatoire comme je vais vous le présenter :
Plan sur une rangée de maoris dans les eaux, plan d'éclipse, plan du gros bateau qui chasse une baleine, plan d'éclipse, plan de Jake Sully, plan d'éclipse.
Bon ... Bah pourquoi pas, c'était donc pour amener à des plans de nuits, et sans doute rajouter de la noirceur dans toute cette beauté, hmpfr ... J'ai vu mieux ...
Boromir et Faramir vont sur le bateau (Boromir tombe à l'eau), Jake "Denethor" Sully engueule encore Faramir et lui fait comprendre que c'est pas le meilleur qui reste encore debout. Jake retourne faire la bagarre avec Miles Quarritch, les maoris ont sans doute perdu le match puisqu'il n'y en a plus aucun en jeu, Neytiri vient de perdre un gosse, elle peut donc arriver comme une enragée et faire tout le travail, au final, le bateau coule, James Cameron se souvient qu'il a fait Titanic, peut-être pour ça qu'il y a Kate Winslet dans le film, et aurait pu, au passage, sauver Jake (on applaudi la blague, ça n'est pas de moi).
Bref, tout le monde s'en sort, (ou presque, R.I.P. Boromir) Quarritch est sauvé in extremis par "Spider", parce que, pourquoi pas après tout, et s'ensuit les scènes de fin où l'on fait toute une cérémonie des défunts, qu'Eywa est grande et puissante, regard fixe caméra, fin.
Bien ... Bien bien bien ... Bah c'est pas fameux, c'est fainéant, long (pour rien, vraiment), écrit avec le cul, mais c'est beau, et putain que c'est beau ! Enfin ...
Enfin ça pouvait l'être si c'était pas calculé pour être en HFR (High Frame Rate) qui est une pure connerie technologique dans le milieu du cinéma.
Pour faire simple, il s'agit d'un affichage d'images plus important que la normale, ce qui donne un effet accéléré à ce que l'on voit, et qui foire donc toute la magie qui est censée opérer. Les mouvements sont si fluides et rapides que l'on a l'impression de regarder quelqu'un jouer, même si je m'accorde à dire que le jeu en question est magnifique, bah ça me fait quand même chier.
Il est évident que je n'attendais pas ce film pour son scénario, (de là à faire plus plat que le premier qui a été repompé donc) mais le fait de voir qu'il se chie sur sa technique, là ça me fait mal.
Je précise que ça n'est pas pour autant que je le pardonne, je ne ferai donc pas parti de ceux qui disent : "C'est beau, donc le scénario on s'en fout", non, car en faisant cela c'est accepter que le futur du cinéma soit comme ça, et déjà que le futur du cinéma c'est Disney, je peux vous dire que mon anus n'est pas assez dilaté pour encaisser les coups.
Au final, Cameron parvient à faire ce qu'il déteste le plus, un film de super-héros, plutôt que de créer il fait du vide, l'exploite à fond (3 autres opus à venir), le saupoudre de supers FX pour qu'on puisse au moins mater sa merde, mais, ça n'est pas en saupoudrant ses chiottes de paillettes qu'on en enlève l'odeur.
Tout ça pour dire que si vous voulez vous plonger dans le monde d'Avatar, regardez le premier, en version longue, ce sera toujours mieux que cette production moderne et foireuse.
A toi James, il est temps que tu rendes les armes et que tu laisses des gens talentueux faire ton travail, sans rancune, t'étais cool avant.
Petit point bonus :
Pour ceux qui pourraient se sentir concerner, le cinéma n'est pas un Mcdo, ne venez-donc pas comme vous êtes, respectez les autres, la salle n'est pas votre salon.
(Manière douce de dire que le public était horriblement à chier), des bisous.
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