Le Féminisme et le Cinéma II

 

"- Ca fait pas PAN ?
- Je t'ai dis de pas te hâter ..."

 Chose promise, chose due, je reviens ce mois-ci avec mon point de vue sur le féminisme au cinéma.
Dans la première partie, je vous parlais d'héroïnes, de femmes crées de toutes pièces pour être l'image parfaite de la femme. Une icone qui doit animer chacune des petites filles qui peuplent la planète, car oui, il est impossible pour une fille de s'identifier à un personnage masculin, ou à une personne de couleur de s'identifier à un blanc (et vice versa), et donc, aux trans, bi, gays, lesbiennes, de ne pouvoir s'identifier qu'à des personnages qui représentent leurs orientations sexuelles et/ou idéologie.

Jihem Doe s'identifiant à Hannibal Lecter.

 Et pour représenter la femme sans faille, qui de mieux qu'une princesse Disney ? Une princesse sans faille, sans peur et sans reproche, une princesse moderne, cool, classe, belle et aux baloches plus imposantes que celles d'un mammouth ?

Duel de regard avec Dwayne Johnson.

 Evidemment, je vais vous parler de Rey. Nouvelle arrivante chez les princesses Disney, explosant Pocahontas, Rebelle et Mulan (clin d'oeil clin d'oeil) d'une levée de main, Rey s'est imposée comme étant la nouvelle héroïne d'une saga historique : Star Wars.

 Pour la faire courte, et de mon point de vue, je n'ai jamais été un grand fan de la saga Star Wars ; aimant beaucoup l'épisode 3, ayant "grandi" avec le 1 et le 2 (et les appréciant sans plus), subit les épisodes 4, 5 et 6, adorant Rogue One, s'est endormi sur Solo, et glorifiant la série Clone Wars. Voilà ce que représente l'univers CINEMATOGRAPHIQUE de cette saga à mon égard, étant plus proche de l'espace vidéoludique car je le trouve, de manière générale, plus travaillé et parfois (souvent) mieux joué (sans mauvais jeu de mots).

 Alors forcément, avec un curriculum vitae tel que celui-ci, je me voyais tout désigner pour aller voir Star Wars épisode 7 ...

L'erreur ...

 Du coup, j'ai regardé l'épisode 8, après tout, ça ne pouvait pas être pire ...

"Non mais bordel tuez-moi !"

 Exit les effets spéciaux, le jeu d'acteurs, le scénario (bien que) ce qui nous intéresse ici, c'est Rey.
Qui est Rey ?

 Une femme forte. Mézencor ?

 Rey est une femme possédant le pouvoir de la Force, "A PRIORI" sans aucune raison, puisqu'il faut attendre 3 épisodes pour avoir la réponse, et que je n'ai, à ce jour, toujours pas vu le dernier (oh la la ce qu'il me tarde eh, dîtes donc) même si je connais les raisons, je ne les dévoilerai pas ici.
Rey peut rivaliser avec Kylo Ren, un "puissant" (je suis désolé il y a beaucoup de guillemets et de parenthèses, moi même je commence à m'y perdre) sith, un vilain qui est déjà formé en grande partie, à utiliser la Force. Nous parlons d'un gars qui arrête des tirs de blaster, brutalise mentalement des prisonniers et fracasse des ordinateurs à coup de sabre laser.

 Rey, est une ... Une ... Une Mad Max toujours coincée dans son décors désertique, ne communiquant qu'avec peu de personnes, qui se retrouve propulsée dans une quête qui ne la dépasse pas. Alors qu'elle ne pilotait qu'un vulgaire machin lévitant dans un désert immense, Rey parvient à piloter un vaisseau relativement imposant, dans des décombres pourchassée par des ennemis, sans encombres, car oui, premier point, Rey est une pilote hors pair, mettant à l'amende Han Solo et Chewie, l'équipage du dit vaisseau. Après tout, ce ne sont qu'un homme et un portugais.

 Je fais une grosse ellipse pour dire qu'à la fin du premier épisode seulement (l'épisode 7, suivez un peu, c'est à cause de vous que je mets autant de parenthèses aussi) Rey parvient à tenir tête à Kylo Ren, jusqu'à lui balafrer la tronche, et elle, évidemment, c'est une femme, on ne la frappe pas.

 Générique de fin, nous avons nos nouveaux héros de Star Wars : Une femme, un noir, et un pilote hispanique. Vraiment, c'est comme ça qu'il faut voir le film. Dans la première partie, je parle de cahier des charges, mais voilà comment à évoluer la saga. Rey n'a rien d'important à faire, si ce n'est être une femme. Finn est un shokobon inversé (un noir dans un costume de stormtrooper) qui n'a rien d'autre à faire que d'avoir des têtes d'ahuri, et Poe doit rouler des mécaniques, tout en jouant avec son regard somblé et sensssouel (sombre et sensuel).

 Pour rester chez Disney, et me discriminer de toute atteinte raciale, Black Panther est un héros noir qui a su lever toute une ethnie dans la lumière, un personnage noble, attachant et putain de classe. Chadwick Boseman, de par son personnage et son interprétation a su façonner une personne concrète, il a su faire de quelqu'un de fictif, une image iconique palpable. Quelqu'un à qui l'on veut ressembler.

 Qui veut ressembler à Finn ? Qu'accomplit-il ? Qui est-il ?

 Je divague ... Il faut dire, Rey est tellement intéressante, je dois bien combler en faisant un peu de sensationnel, alors d'accord, puisque vous le demandez tant, la couleur de peau au cinéma sera un prochain sujet.

 Rey donc, est tout comme Finn, un personnage vide, ça n'est qu'une Mary-Sue sans aucune âme ...

Ghost out the shell.

 Le personnage ne subit pas l'action, elle la contrôle, le spectateur, lui, en revanche, subit 2h de péripéties inutiles tant la fin se devine.

 Et l'épisode 8 dans tout ça ? Si vous voulez varier vos fonds d'écrans, ça peut être intéressant.

 Bon, okey, Disney s'est p'têt' un peu vautREY (ah putain, on est pas payé cher mais qu'est-ce qu'on rigole) avec ce personnage, c'était une entrée en trombe, maintenant, le studio peut réfléchir à un personnage un chouia intéressant ?

Galipettes au Cirque du Soleil.

"Suicidez-moi j'ai pas le cran."

 Bon, je vais être très bref, Mulan, dans le dessin animé, c'est une femme d'honneur qui va remplacer son père pour qu'il ne combatte pas, s'entraîner dur, et vaincre les huns, grâce à son courage, et ses homologues masculin.

 Dans le film, Mulan se déplace en pirouette, calme tout le monde lors des entraînements, avec plein de prétextes gratuits, et parvint à vaincre les huns à elle seul, quand on voit ce que font ses comparses.

 Donner des capacités à un personnage, pourquoi pas, le rendre invulnérable, complètement craqué, oui, si vous voulez, vous le faites bien avec des personnages masculins dans des films d'action décomplexé. Le problème que l'on relève ici, avec Rey et Mulan, c'est que ce sont des films à message féministe. Ces films ne sont pas anodins.

 Faire de Mulan une gymnaste dès son plus jeune âge, d'accord, mais faut pas croire, moi, à 8 ans, ma plus grosse cascade était de faire du tricycle dans un escalier en colimaçon.

L'ingéniosité.

 

 Elle, elle rivalise avec Faith de Mirror's Edge (jeu vidéo de parkour), parvient à faire des prouesses au combat qui sont au final inadmissibles car le film est bien trop sérieux dans ce qu'il veut faire passer pour que nous puissions prendre le personnage tel qu'il est.

 Prenons John McClane, de Die Hard, et plus précisément de Piège de Cristal (parce que c'est le plus réussi). Piège de Cristal est un film d'action qui nous présente McClane comme un flic qui se retrouve coincé dans un bâtiment pris en otage par plein de méchants pas beaux. John est sans arme, pieds nus, aux prises avec les terroristes, il va finir par se jeter d'un toit qui explose avec une lance à incendie pour atterrir quelques étages plus bas. Et bien que dit comme ça, ça fait quand même beaucoup, eh bien on finit par l'accepter dans le film, car nous voyons le personnage souffrir, prendre des coups, se salir, se fatiguer, qu'il n'a pas un physique hors du commun, et pas de prouesses particulières, si ce n'est son courage et son humour. Le reste du temps il reste aussi agile que ma dégringolade des 14 marches d'escaliers, et n'est pas plus intelligent que le chef des terroristes Hans Gruber, ils se retrouvent à être dans un jeu du chat et de la souris, ils s'évaluent, calculent leurs coups, et les rendent, jusqu'à un dénouement westernien poussé à son paroxysme.

 Du coup, est-il possible que Disney réussisse son pari à faire un personnage qui n'est pas blanc ou qui n'est pas un homme ?

Féminisme 2.0

 Non, en vrai, j'ai rien contre Captain Marvel, si ce n'est qu'elle est malvenue.
Je m'explique, le personnage, en soit, ne me dérange pas, elle n'a pas de facilité, elle a une trajectoire et un passé. Là où ça devient un peu embêtant, c'est la manière dont elle a été introduite, un peu comme tout ce que fait Disney ces dernières années : A la va-vite.

 Il fallait un super féminin, alors la voilà. Problème étant : Elle est un petit peu trop forte. A quel point ? A pouvoir claquer Hulk qui était posé comme un concurrent à Thor pendant un moment. Est-ce gênant qu'une femme batte un monstre ou un Dieu ? Non.
Ce qui est embêtant, c'est que le duel Hulk/Thor a été posé depuis le premier Avengers, dans l'helicarrier, où Thor se prend une patate de forain, que les piques entre eux fusent jusqu'à Thor Ragnarok, et c'est même dans ce film que le combat prend littéralement vie. Et qu'il suffise d'un seul film, sorti en mode "merd' merd' merd' y a DC qui fait Wonder Woman, la première super héroïne au cinéma, faut qu'on fasse la nôtre ! Pourquoi on ne l'a toujours pas fait ? C'est que des mecs là !" pour foutre tout ça en l'air. Captain Marvel n'a été réalisé que dans le but de faire un personnage féminin super héroïque, et n'a pas été profondément réfléchi, du coup, le film a les qualités et les défauts d'un film Marvel lambda, sympathique mais oubliable, là où Wonder Woman sera restée mémorable grâce à son entrée dans Batman v Superman, qu'elle ne se fout pas sur la gueule avec un homme pour prouver sa supériorité, mais qui égalise Superman au combat contre une créature, tout en venant supporter les deux gugus en costume. Wonder Woman est, à l'instar de Furiosa dans Mad Max Fury Road, un personnage soutien, quelqu'un qui égalise son compagnon masculin, qui parfois à le dessus, parfois est en faiblesse, mais qui n'est jamais en position de force constante.

 
 Finalement, que faut-il retenir de cela ? Faire une femme forte c'est bien, c'est louable, mais ne le faites pas pour avoir un quota. Faites les choses comme il se doit. Si vous vous battez pour l'égalité, allez-y, autrement, le combat devient toxique, inverser les tendances vont à l'encontre du résultat escompté.

 Malheureusement, et les mots seront durs, les femmes, sont à l'instar des autres ethnies, des gays, des vegans ... Une minorité dans la culture actuelle. Tous ces "groupes" sont des minorités qui se doivent de gueuler pour se faire entendre, problème étant, quand on gueule, on écoute, alors il est intéressant de porter une attention toute particulière au message que l'on veut faire passer.

"Allé, cris plus fort !"
L'un des rares métiers où la femme touche plus que l'homme. (Dans tous les sens... Du terme).


SJW en sueur à l'approche d'une forme érectile.


 Le combat continu, mais ce sera dans un prochain article, en attendant, je vous attends dans les commentaires, insultes tolérées, à partir du moment où elles cachent un argument valable.

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