Le Cinéma dans nos jeux vidéos I


 C'est pas d'aujourd'hui, le cinéma et le milieu vidéoludique ont toujours été proche, et avec le temps, les jeux vidéos deviennent petit à petit de vraies petites pépites cinématographiques sur lesquelles nous pouvons interagir en temps réel (et c'est d'ailleurs à ces jeux là que je joue, sans aucune surprise).


 En effet, avec l'évolution de la technologie et de l'expérimentation des joueurs, le jeu s'est approfondi, contextualisant son histoire, posant des personnages forts, charismatiques, et devenant même pour certains des sources d'inspiration pour le cinéma (effet miroir donc), avec par exemple Lara Croft (issu du jeu Tomb Raider, femme forte charismatique, petit écho au précédent post hein, eh oui, y a un fil rouge) ou son penchant masculin Nathan Drake (qui a réussi à copier sans réduire la femme à néant, ni à la surclasser, juste à l'égaliser). Je peux aussi parler du studio Quantic Dream qui est CLAIREMENT une ode aux codes cinématographiques, ou du duo Ellie/Joël du jeu The Last of Us qui va donner naissance à une série très prochainement.

 Je peux vous parler de tout ça, mais ce sera peut-être pour plus tard, je peux vous parler de jeux qui sont directement tirés de films, et non des moindres comme Predator, Terminator, Alien ... Mais je préfère m'attarder sur des jeux très actuels qui touchent nos chères petites (et tendres) têtes blondes*.

*J'en fais p'têt' un petit peu trop.


 Je vais vous parler de jeux qui vont vous filer de l'eczéma rien qu'à la lecture, non, vous ne lisez pas le journal d'un frustré, je vais vous parler de Fortnite et Call of Duty Warzone. (Pour rester sur du thème de Battle Royal, un jeu addictif pour les gamins, mais est-ce fait pour eux ?).

"Y en a qui disent que les jeux ça rend violent. J'vois pas pourquoi."

 Allé, c'est parti, j'vais donner du frisson à Natacha Polony, faire vibrer les foules, lâcher vos manettes, jeunes joueurs en herbe, et prenez le temps de me lire, cet article est pour vous, fait avec amour.

 On commence doucement, avec la licence Call of Duty, qui n'est plus vraiment à présenter, d'abord en concurrence avec Medal of Honor, se jouant sur le thème de la Seconde Guerre Mondiale et aux clins d'œil cinématographique maîtrisés des deux côtés, Call of a prit l'initiative de partir plus loin, sur la guerre du Vietnam, les guerres modernes et même futuriste. Et puis est venu Call of Duty Modern Warfare, avec son mode Warzone notamment, et c'est ça qui m'intéresse.

 Un jeu adulte, tout du moins, pour adultes (bien que, j'ai pour habitude de lier le mot adulte à mature, mais là encore, c'est un autre débat ...) qui lance quelques skins par-ci par-là, en se référant à des personnages cultes.

 
Ripley, cosplay lowcost, mais Ripley quand même <3 (#FanBoy4EverTMTC)

 L'initiative est bonne, d'autant plus que Call of Duty a toujours eu des références plus ou moins fines à Aliens dans ses modes solo (cf. Modern Warfare 2), donc je ne parle pas de vol de licence, de pillage ou quoi que ce soit, je ne suis pas en train de dire que ce qu'ils font c'est mal, je dis qu'ils font même de la bonne pub. Quoi de mieux que de proposer des choses que l'on connaît, en touchant la Pop Culture, pour ainsi toucher le public ? C'est facile, c'est légal, et c'est (grossièrement) bien fait.

 Mais là où je veux vraiment en venir, (car oui, Call of n'était finalement qu'une petite introduction à ma véritable cible) c'est à FORTNITE aka Le Jeu du Démon.

"Coucou les koupaings, moi c'est Elayne, et lui, c'mon toutou Nono le xeno, on va kill du bambi."

 Et là, si vous me suivez un petit peu, j'ai glissez quelques mots révélateurs depuis tout à l'heure, mais je parle de violence, d'adultes, et de têtes blondes ...
Premier soucis, j'suis pas dans le penchant de dire que les jeux rendent stupide (ce serait quand même un peu con de brûler ma paroisse) et/ou violent, là, il est question du choix de l'appel dans le jeu qui a initialement un publique destiné.

 Call of Duty reste résolument un jeu Adulte, mature, je parle de la nature du jeu, non de la communauté. Fortnite est un jeu destiné aux plus de 12 ans ...

QUE-VIENT-FOUTRE-ALIEN-DEDANS ?!

 Et là, je m'exclame sur Alien, mais il y a eu Predator auparavant.

"Moi c'est Yoti le yautja, je vais kill du bambi."

 Si les développeurs nous ont fait l'affront de voir des créatures meurtrières aux mains (littéralement) d'enfants qui n'ont aucune idée de ce qu'ils sont, c'est une chose, mais si le gamin s'intéresse un temps soit peu à ce qu'ils représentent, là ça devient un chouya problématique.

 Je vais paraître tatillon (pour pas dire casse-couilles), mais mettre de telles monstres du cinéma dans des oeuvres si primaires qu'est Fortnite (par exemple) je trouve ça dangereux. Dangereux non pas pour l'enfant, mais pour l'image iconique.
Nous savons que Disney avance à pas de géant sur l'industrie du cinéma, pas besoin d'infantiliser nos bêbêtes dégueulasses en les rendant pop, lumineuse et rigolote. C'est tout un pan qui s'effondre là.

"Je suis un yautja, je cherche mon trophée."

 Je prends ici Ghost Recon Wildlands qui a utilisé le Predator pour un événement spéciale, rendant hommage au film car le jeu s'y prête de par son environnement, et la mission n'entache en rien le scénario principal puisqu'il n'y prend pas part. Le monstre galactique est respecté, que ce soit par son design, sa prestance, l'ambiance générale (décors et musique), Predator peut avoir lieu dans ce jeu.

 A contrario, Fortnite nous balance ça comme un jouet Happy Meal, en gâtant nos gosses comme des pigeons à qui nous balançons allègrement du pain, pas des miettes hein, des bons culs de baguettes dans leurs becs. Allez donc expliquer la thématique du viol au petit avec le xenomorph, je pense qu'il sera ravi, et ses nuits seront douces et belles.

"Mais Fortnite c'est pas que pour les gamins !"
"Alien, le film, est interdit aux moins de 12 ans, comme Fortnite !"

 Certains s'insurgeront, mais avouez qu'un jeu aux couleurs chatoyantes, sans hémoglobine, qui permet d'être avec ses potos, et en vendant le concept de "Uiiiii mais on peut construire des infrastructures des ponts et des murs hihi" ça vend un peu du rêve aux parents pour avoir la paix un petit (grand) instant.
Et qu'un film et un jeu ne peuvent pas être interdit de la même manière, d'ailleurs, à mon humble avis, l'interdiction d'âge n'a jamais réellement été très "juste".

 Tout le monde peut voir des fesses et des seins dans un film français, mais cela devient interdit aux mineurs dans un film américain. Si l'on y ajoute du sang cela devient interdit aux moins de douze ans ...
Du côté des jeux-vidéos, c'est la fanfare aux PEGI 18 ...

 Il y a une grosse différence donc entre, utiliser une icône pour lui rendre hommage, et l'utiliser juste pour se faire un pactole de fifou qui va engraisser monsieur Connard dans sa Lambo.

"I'll be back."

"I'm back."

 Ci-dessus, et dans l'ordre, un skin pour jouer en multijoueur dans Gears of War 5, l'autre, une mission évènement Terminator dans Ghost Recon Breakpoint.

 Premier cas, le skin est utilisé comme une publicité dans Gears of War pour promouvoir Terminator Dark Fate, on est sur du "pigeon -", qu'est-ce que le "pigeon -" ? C'est simple, c'est un skin, comme pour Call of Duty, mais c'est avant tout une pub. Il n'y en a pas pléthore, tu n'as pas beaucoup de choix, tu aimes, ou pas, voilà.
(Pour info le "pigeon +" ou le "pigeon premium" c'est quand on te donnes moult skins aguicheurs, sur lequel il y en aura forcément un qui te parlera #Fortnite, c'était gratuit, pardon).

 Deuxième cas, comme pour Predator dans Wildlands, la séquence Terminator n'influe en rien sur le scénario et joue un peu sur la promotion de Dark Fate, un gentil petit mélange bienvenu car bien fait.

=> Pas comme Fortnite. (Je sais, à force de tâcler comme ça je vais doucement tutoyer le paradis en express pour atterrir façon german suplex aux enfers, mais que voulez-vous, j'aime ça, dans le fond AU FOND ! AU FOND ! Mauvaise manip').


 Que faut-il retenir de tout ça ? Mélanger le cinéma et le jeu vidéo n'est pas un mal, et quand je parle de mélange, je parle en tant que "publicité" et/ou de référence, mais comme dans toute oeuvre, s'il s'agit de référence, il faut qu'il y ai lieu de cette action, il faut que ce soit bien fait. Pour la publicité, c'est la société qui veut ça, à vous de décider si vous cédez facilement (ou non) à la tentation, et je sais que parfois elle est grande.
 Il serait juste judicieux de faire attention à qui nous nous adressons véritablement, pourquoi, et surtout, j'insiste, pour qui.

 Ah, et les rageux :

"Parlez à ma main."

 

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